Blog des directeurs de RTL2

26 juin 2006

La mort du grand bazar

Fin de saison 2005
Alexandre Devoise , Charline Roux et Charlotte Pozzi sont convoqués dans le bureau flambant neuf de Jean-Philippe Denacon. Ils remarquent tous le style démesuré de l’aménagement, ce qui tranche largement avec la sobriété de son prédécesseur, Jean-François Latour. Denacon leur dit de s’asseoir, si ce n’est leur ordonne. Sa nouvelle promotion a semble-t-il donné des ailes à son agressivité. Il commence d’entrée de (je)ux
   - Bon, Charlotte et Charline, vous êtes mutées autre part dans le groupe.
Les deux filles demandent en coeur pourquoi
   - Vos rubriques sont trop intelligentes. Vous ne voyez pas qui est assis sur le tabouret à mes côtés : il revient d’Australie où il a foutu une merde monstre : il s’appelle Sam R2(pasD2). Il est ici avec moi pour que l’on fasse ce que son nom indique. Donc Alexandre, je te charge d’en trouver une bien conne pour remplacer ces deux-là et de donner un peu moins de contenu à ton émission. Tu parles de son pop rock en permanence, c’est tout ce qu’on te demande.

Fin de saison 2006

Alexandre Devoise et Sophie Coste sont convoqués chez Denacon. Son roquet, Sam-R2 est toujours à ses côtés. Denacon prend immédiatement la parole avant même d’avoir invité l’équipe du grand bazar à s’asseoir.
- Alexandre, je t’avais dit d’embaucher une conne il y a de ça moins d’un an et tu nous ramènes Sophie Coste qui est presque aussi intelligente que les deux autres
- J’ai quand même une émission à faire se défend Alexandre.
- Et bien ton émission et ton contrat sont non renouvelés pour la rentrée 2006_2007
- Et pourquoi ? demande Alexandre médusé
- On a embauché Castaldi, il sait faire de la merde, lui, tu comprends ?
- Une fois la nouvelle annoncée, Denacon met tout le monde dehors hormis Sam-R2 du ton supérieur que tout le monde lui connaît.
   

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25 juin 2006

Non au licenciement d'Eric Madelon

   L’atmosphère était joyeuse en ce jeudi 21 Juin, jour de la fête de la musique. La station était en effervescence . E.M. fit son émission comme d’habitude, avec la pêche pour que l’auditeur à l’autre bout de la chaîne n’ait pas l’impression d’un simple empilement de disques diffusés à la suite sans aucun liant. Vers la fin de l’émission, on vint lui demander de monter dans le bureau de Jean-Philippe Denacon. Il avait repris le bureau de J.F.L et y avait mis sa patte : tout était grandiloquent. Il voulait faire passer l’idée de grandeur, ce que J.F.L n’avait jamais compris. Lorsque l’on est patron, on se doit d’en imposer. Tout dans son bureau renvoyait à l’idée qu’il était supérieur, ni trop grand, ni trop petit (tout est question de dosage) de façon à ce que le patron paraisse plus grand qu’il n’est ; les peintures, de styles, de genres différents mais avec un point commun : l’idée de domination. celui qui rentre dans ce bureau doit savoir que quoi qu’il arrive, il est en état d’infériorité. Jean-Philippe Denacon se leva à peine pour serrer d’une main froide et molle celle d’E.M.

- Bon, Ecoute, je n’irai pas par quatre chemins : ton contrat n’est pas renouvelé pour la rentrée de Septembre.
- Mais, on fait les meilleures audiences sur cette tranche horaire depuis dix ans se défendit E.M.
- Je sais, dit Jean-Philippe Denacon en haussant le ton de la voix mais nous devons mettre du liant dans ce que l’on fait, de la fluidité, tu comprends. On reprend tout de zéro en Septembre, tu comprends, tu parles trop, t’as juste à annoncer la chanson qui suit point barre. Donc la rentrée se fera sans toi, que ça te plaise ou non, asséna sèchement Jean-Philippe Denacon en signifiant que l’entretien était terminé. Non mais pour qui il se prenait, ce petit animateur d’opérette. Il croyait vraiment qu’il allait faire changer d’avis un petit animateur de rien du tout. Il se mit à sourire et partit frapper au bureau d’à côté, celui de Samerde, petit minet qu’il avait fait revenir d’Australie pour s’occuper de la programmation des stations musicales du groupe.
- Et bien voilà, avec E.M. c’est fait dit-il en gardant son sourire aux lèvres. Plus facilement que je ne le pensais. Un simple petit haussement de ton et l’affaire était dans la poche. Il adressa un clin d’oeil satisfait à son copain et repartit. Il y en avait d’autres à foutre aux assédics.

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